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 Le chat au Moyen-Age: la mauvaise réputation

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Cheshire_cat

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Messages : 137
Date d'inscription : 14/04/2011

MessageSujet: Le chat au Moyen-Age: la mauvaise réputation   Sam 30 Avr - 7:42

A l 'époque médiévale régnaient la superstition et la crainte de la sorcellerie en tout genre.Le chat pâtit malheureusement de ces croyances irrationnelles,et fut condamné au bûcher comme allié des sorcières lors de leurs sabbats (surtout ceux de couleur sombre).
Parfois en effet, des procès étaient intentés à des animaux, et ceux -ci étaient condamnés avec leurs maîtres.

Mais les épidémies de peste, surtout la Peste Noire,ramenées sur les bateaux, ont renversé la situation.L'utilité du chat est petit à petit remise en lumière, car il chasse les rats, porteurs de ces maladies.Les marins réintroduisent donc le chat sur les embarcations,pour éviter la propagation des épidémies.

Mais il faudra attendre longtemps pour que nos petits félins soient réhabilités en tant qu 'animaux de compagnie.


http://planete.chats.pagesperso-orange.fr/mage.htm
plus d 'infos ici
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Cheshire_cat

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MessageSujet: Re: Le chat au Moyen-Age: la mauvaise réputation   Lun 13 Juin - 12:58

pourquoi le chat noir en particulier?


Lors de procès en sorcellerie, il fut établi que les sorcières, en signant un pacte avec le Diable, s’assuraient les services de ce dernier sous les traits d’un chat noir. L’animal surgissait bien souvent au carrefour de deux chemins forestiers, à minuit. Quelques gouttes de sang au bas d’un parchemin, et le chat accompagnait la sorcière jusqu’à son logis, devenant son familier et répondant à un nom magique connu d’elle seule. En Grande-Bretagne, en 1566, une des sorcières de Chelmsford avoua que le démon en personne lui avait donné l’ordre de baptiser son chat du nom de Satan, et que ce familier avait été capable de se transformer en chien ou en crapaud, et de tuer un enfant si elle le lui demandait, ou même encore d’entraîner une vache vers une mare pour la noyer !

Les épidémies de peste qui déferlèrent sur l’Europe à la suite des croisades ne firent qu’intensifier la répression contre les chats, alors que l’animal était le mieux placé pour lutter contre les rats, vecteurs du bacille meurtrier. Dans les campagnes, les sorcières étaient impitoyablement traquées, et tous les chats, surveillés de près. Un matour détournait-il la tête en passant près d’un calvaire ? C’était une sorcière métamorphosée. Le chat étant un animal expressif, on imagine que ce genre d’épisode ait pu se reproduire de nombreuses fois, hélas !

Pour que les chats ne se rendent pas au sabbat, on prit l’affreuse habitude de leur couper la queue, puisque c’était là que le démon se cachait. Ces cérémonies impies ayant lieu au soir du mardi gras et la veille de la Saint-Jean, on fit donc brûler les chats de mercredi des Cendres ; ainsi, l’on était certain de faire périr un bon nombre de sorcières de retour de sabbat…

Les persécutions contre les chats cessèrent progressivement tandis que les affaires de sorcellerie allaient en diminuant, au XVIIIè siècle. Les derniers grands procès touchèrent d’ailleurs plutôt les grandes villes, Paris et l’entourage de la Cour. Mais, en ce qui concerne les chats noirs, le cas était plus difficile. Qui a peur du « terrible » chat noir ? Si nous posons la question au présent, c’est qu’il faut bien avouer que cette méfiance est loin d’avoir disparu et que l’on touche à une superstitions les plus ancrées dans la mémoire collective. Comme toutes les peurs superstitieuses, il est frappant de voir que ceux qui s’en font complice sont en général bien incapables de vous expliquer les raisons de ces croyances aberrantes ! D’où vient donc la peur du chat noir ? Ce chat noir que tant de gens craignent encore, de nos jours, de voir croiser leur chemin, en vous expliquant qu’il s’agit d’une rencontre de mauvaise augure….

Au Moyen-Âge, tous les animaux de couleur noire souffraient d’une mauvaise réputation. Le chien noir, le corbeau, le mouton sans parle du bouc, assimilé au démon dans les sabbats, n’avaient pas « bonne presse », comme nous le dirions aujourd’hui. Le chat noir, il est vrai, est certainement de tous les animaux, celui qui eut le plus à pâtir, et il paya de sa vie, dans bien des cas, ce cadeau douteux que lui faisait la nature. Malheur aux pauvres matous noirs comme le charbon, qui n’arboraient pas, autour du cou, au moins une cravate de poils blancs : seul ce signe, qu’on nomma « doigt de Dieu », ou encore, « marque de l’ange », pouvait sauver un chat noir d’une fin funeste sur le bûcher. Mais combine de chats noirs furent-ils massacrés…Ceci tendrait à expliquer pourquoi de nos jours, les chats de gouttière au pelage totalement noir sont relativement plus rares que ceux qui portent des marques blanches.

Comment expliquer cette terreur du noir ? l’Eglise y est pour quelque chose, à travers des textes monastiques flétrissant le démon, qui est souvent appelé l’Ethiopien noir, ou même le « petit noir ». Pour comprendre les raisons de cette étrange dénomination, il faut se reporter dans l’Egypte pharaonique. La couleur noir y fut longtemps considérée comme celle du renouveau et de la résurrection, à travers le culte d’Osiris. Jusqu’à l’époque où une dynastie indigène fût renversée par des envahisseurs éthiopiens, à la peau noire.

Quand Psammétique II reprit le pouvoir en 594 avant J-C, il fit marterler les statues de ses prédécesseurs, et lança l’opprobre sur l’Ethiopie noir » qui fût assimilé à Seth divinité du mal, frère ennemi d’Osiris. Le noir devint donc synonyme du mal, et les religieux qui reprirent , au Moyen Âge, après les Pères de l’Eglise, les textes venus d’Egypte, firent que le noir devint en Occident couleur de la mort, du deuil et des ténèbres. Entre la fin du III siècle et le début du IV siècle, le christianisme va essaimer en Gaule, chassant les cultes païens. Les prêtresses des cultes d’Isis et des autres déesses lunaires deviennent soudain ce que l’on appelle, en tremblant, des sorcières. L’animal favori de ces femmes vivant au sein de la nature est bien le chat. On se met à craindre le félin venu d’Orient ; lui aussi, et dont les origines sentent le soufre : n’était-il pas un de ces dieux d’Egypte ? Bientôt, on va lui prêter des pouvoirs étranges. N’est-il pas capable de se diriger dans l’obscurité grâce à ses prunelles chargées d’éclairs phosphorescents ?

Texte : Il y a un siècle le chat - Robert de Laroche - Collection Isabelle Rousseau Editions - Ouest-France









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